Pourquoi majoractive plutôt que seniore sur Plaff ?

L’amalgame sous le même vocable senior de toutes les personnes âgées de plus de 45 ans (sans distinguer les actifs des retraités) perpétue les préjugés âgistes.

A propos de seniors et de seniores

Dans notre langue, on regroupe sous le mot seniors un immense ensemble incluant toutes les générations au-delà d’un certain âge, les actifs, les retraités, les résidents d’Ehpad, les cinquantenaires aussi bien que les centenaires, les grands-mères tout autant que les arrière-grands-mères.

Pour l’Insee, dans le portrait social de la France, le substantif seniors désigne toutes les personnes âgées de plus de 65 ans.

Quand le Ministère du Travail et de l’emploi produit ses tableaux de bord trimestriels, il donne des statistiques sur l’emploi des personnes âgées de plus de 50 ans (et jusqu’à 64 ans).

Enfin, l’Association Force femmes qui accompagne depuis 15 ans les femmes dans leurs démarches de retour à l’emploi et donc sait de quoi elle parle, c’est dès 45 ans qu’elles accueillent leur public. On regrette de devoir constater que le couperet de l’âge s’abat encore plus précocement sur la tête des femmes !

A propos de majoractifs et de majoractives

Ma conviction est que l’absence de mot pour désigner des « travailleurs et des travailleuses dans la dernière partie de leur vie professionnelle » (8 mots au lieu de 3 du synthétique « older workers » anglais) participe de leur invisibilité et de leur mise au rebut prématurée.

Je me suis donc attachée à leur trouver un nom sur ce podcast : j’ai choisi majoractif/majoractive qui associe la notion d’activité (sous toutes ses formes, y compris le bénévolat et la recherche d’emploi) à la maturité.  

À propos de chômeurs et de chômeuses

Solidarités nouvelles face au chômage fait le choix de désigner les chômeurs en tant que chercheurs d’emploi (et non demandeurs d’emploi) pour signifier que la recherche d’emploi est un travail et pour encourager ces derniers à adopter une posture proactive. Je partage ce point de vue, sauf chaque fois qu’il faut s’inscrire en faux contre le discrédit et les opinions toutes faites dont souffrent toutes les personnes  « au chômage ».

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