Épisode 77 – Bilan de 3 saisons de Plaff : les femmes en 1ère ligne
Je ne fais pas exception. Les résultats des élections et la dissolution du Parlement m’ont pris de court.
Je ne peux pas diffuser l’épisode sur la réforme de l’assurance chômage que j’avais prévu.
En plus, comme avec ce dernier épisode avant la pause estivale, je termine la 3ème saison de Plaff, l’heure était venue pour moi de faire le bilan de 3 ans de podcasting.
J’ai donc pris le temps de réécouter certains des 76 épisodes que j’ai publiés depuis septembre 21. Ce qu’on y entend pouvait-il présager que le vote des femmes basculerait, comme celui des cadres et des retraités, vers le Rassemblement national ?
Je vous en propose dans cet épisode quelques extraits.
– Patricia sans emploi à 58 ans
Elle n’a jamais signé de CDI de toute sa vie professionnelle. « Son CV est gros comme l’annuaire de Marseille ».
– Alexandra d’Agostino, chercheuse au CEREQ.
Les jeunes et les femmes seniores qui sont tombées dans la trappe de l’emploi éclaté durablement précaire représente, au bas mot, 16 % de tous les travailleurs
– Bruno Palier, Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po.
Il présente les conséquences de la stratégie du low cost suivie depuis 30 ans. Les entreprises ont délocalisé, recouru à l’interim et à la sous-traitance et se sont séparées des salariés qui coûtaient le plus cher, les plus âgés.
– Catherine et Nathalie
Elles recherchent du travail à + 50 ans et se heurtent aux stéréotypes sexistes et âgistes des recruteurs.
– Valérie Gruau, dirigeante de Seniors à votre service
Elle met en relation des particuliers employeurs, des entreprises avec des retraités qui doivent continuer à travailler.
– Léopoldine
Elle a participé à un programme « Faites de votre âge une force » organisée par le PLIE de Lens-Liévin et lit le pitch qu’elle a préparé pour retrouver une emploi d’agent d’entretien.
Evidemment, le choix des extraits que j’ai choisis pourrait sembler subjectif.
Ce n’est pas ce que je pense.
J’ai la prétention de penser que les personnes qui expriment leur détresse révèlent une réalité, une réalité sociale souvent ignorée des médias et des dirigeants qui prennent des décisions. Je suis fière de leur avoir permis de s’exprimer et de les avoir montrées telles qu’elles sont : courageuses, intelligentes, déterminées à ne pas se laisser abattre.